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Education US VS française: à fond dans les clichés?

Le 18 janvier 2013, 05:18 dans Maternité 1

Je suis tombée sur un article qui m’a hérissé les cheveux! Il s’agit d’une interview de Pamela Druckerman, journaliste américaine qui vit en France et y élève ses trois enfants. Elle a publié un livre Bébé made in France traduit seulement maintenant (je sens qu’on y a rien perdu à attendre!) qui met en lumière la perfection de l’éducation à la française versus l’éducation à l’américaine. Après tout c’est une question de point de vue, au départ, voici sa motivation:

Je voulais comprendre pourquoi les petits Français étaient si bien élevés par rapport à leurs cousins américains et pourquoi les mères françaises avaient l’air si bien dans leurs baskets, contrairement aux mères américaines si stressées…

C’est la première cause du hérissage de cheveux: pourquoi nous mettre tous dans le même panier? Bon, je râle alors que c’est nous les meilleures, hein! J’en connais des tas des mamans stressées. Et puis d’abord, ça veut dire quoi bien éduquer? Voilà la cause du second hérissage de cheveux (heureusement que son interview n’était pas trop longue!):

Je raconte au début de mon livre un épisode au restaurant, avec ma fille de 18 mois. Tout au long du dîner, ce fut un calvaire, elle ne tenait pas en place et jetait la nourriture partout. A côté de nous se tenait une famille française. Leurs enfants mangeaient de tout, étaient plutôt sages et les parents paraissaient très détendus.

C’est le propre d’un enfant de 18 mois de ne pas tenir en place, de vouloir découvrir le monde, de toucher aux choses, bref d’être curieux. Je serais bien triste si ma fille de 19 mois restait à mes côtés sans broncher! A nous de leur donner envie de s’éveiller et d’être curieux. Nous avons justement tenter un restaurant la semaine dernière et ce fut un calvaire aussi mais voilà, je n’ai blâmé personne, on a juste gobé notre plat principal et on filé à la maison avant d’être vraiment sur les nerfs (on retentera dans plusieurs années, on a saisi la leçon! Tous les jouets amenés n’ont servi à rien). Certes, cet enfant au restaurant tenait en place mais pourquoi d’un cas particulier en faire une généralité? Et si c’était aussi une question de caractère?

Pamela et ses 3 enfants

Les mères françaises ont l’air de se faire confiance. Elles ne lisent pas des tas de guides, n’écoutent aucune école de pensée et suivent leur instinct. Elles appliquent Jean-Jacques Rousseau – sur l’éveil de l’enfant – et Françoise Dolto – sur l’écoute – sans y penser. Finalement, elles s’accordent sur quelques grands principes éducatifs, par tradition, par habitude et par pragmatisme.

Mets toi à jour Pamela! Viens un peu sur le blog des vendredis intellos, on en a fait du chemin depuis Rousseau et Dolto! Dans mon entourage, je n’ai jamais vu une maman vouloir agir par tradition! « Ne le prend pas trop dans les bras, il va trop s’habituer », « laisse le pleurer, il apprend à s’endormir seul comme ça »… Et oui c’était plutôt comme cela avant, il me semble… Mais bon, je ne vais pas faire de généralités non plus…

Le petit Français fait l’apprentissage de la patience, de la politesse, des horaires et de l’importance des repas dès le plus jeune âge (là, elle a plusieurs chiffres sur l’obésité US vs française). Un bébé doit faire ses nuits très tôt. C’est l’idée que, dès tout petit, on apprend au bébé à s’endormir tout seul, à surmonter ses crises de larmes et à patienter entre deux tétées.

Décidément je vais avoir du mal à me recoiffer! « Patienter entre deux tétées »? Je n’ai jamais entendu cela, on m’a appris l’allaitement à la demande. Sur le reste, je suis plutôt d’accord mais non, franchement, je vais me rebeller pour le coup contre les médias aussi qui relayent ce genre de propos sans approfondir quoi que ce soit. Voilà pourquoi je préfère lire les blogs aux magazines: les propos sont construits, étayés, il y a de la réflexion, de l’importance donnée aux différents avis du lecteurs… Ici, on met en avant un livre qui selon moi n’est qu’un point de vue, et à ce titre il aurait pu être traité différemment: pas sous l’angle de anthropologie mais plutôt sur un ton humoristique et décalé.

J’adore les visages souriants à l’école, rare chez moi je crois!

Une Française laissera volontiers son enfant jouer seul dans sa chambre pendant des heures ou dans un parc, tout en papotant avec ses copines. Impensable pour une mère américaine qui se donne pour mission de stimuler son enfant en toute circonstance. Elle fait du toboggan avec lui, s’amuse dans le bac à sable, ne le laisse pratiquement jamais seul.

J’aime bien la non demi-mesure « pendant des heures »!! Chez nous et chez certaines de mes copines, l’enfant n’a pas su jouer seul jusqu’à 12 mois environ donc non, je papotais avec mes copines tout en jouant avec ma fille et en la stimulant. Aujourd’hui, à 19 mois, elle sait jouer seule mais sur peu de temps donc je n’ai toujours pas goûté aux longs papotages avec les copines tout en ayant bébé dans une autre pièce. Et d’ailleurs question sécurité, je ne suis pas encore à l’aise pour la laisser vaquer ailleurs sans l’entendre! Au parc, je suis moins excitée que bébé mais tout aussi active, il faut l’accompagner sans arrêt donc non, je ne me reconnais pas dans ses propos. Décidément, suis-je l’exception française? Je ne pense pas!

Les possibles vrais points de différence sérieux que j’ai noté pour ma part entre France et US se situeraient sur:

  • la notion d’enfant roi: en France, « l’enfant n’est pas seul au monde et qu’il faut s’habituer à l’existence de l’autre. C’est l’antithèse de l’enfant roi à l’américaine. » Elle énonce également qu’en conséquence, en France, on ne laisse pas l’enfant prendre toute la place: on peut partir en amoureux et laisser l’enfant à garder par la famille, impensable aux États-Unis. « Aux États-Unis, il n’est pas rare qu’un enfant de 6 ans ne soit encore jamais resté seul chez ses grands-parents. » C’est vrai qu’on parle beaucoup d’équilibre: rôle en tant que femme, conjointe, working mum, puis en couple et en famille… L’enfant roi entend rarement non aux US « on ne dit pas « non » ou trop peu parce qu’exposer un enfant à la frustration ne nous est vraiment pas naturel. » C’est le moment de rire jaune, c’est donc naturel chez les mamans françaises?
  • l’apprentissage: en France, ce sont plus les relations avec les autres qui priment versus les compétences cognitives pour les américains.  » En France, il y a un respect des étapes de développement de l’enfant. Personne, ici, n’aurait l’idée de pousser l’enfant à écrire, à nager plus vite ou plus tôt que les autres. Aux Etats-Unis, nous sommes bien plus dans le culte de la performance alors que les Français laissent davantage de place à l’éveil et à la découverte. » Le culte de la performance… Tout un sujet… Là encore je pense que cela dépend des parents, j’en connais qui note déjà en quoi leur enfant fait mieux ou plus tôt que les autres le cri de la vache par exemple à 9 mois… Surdoué hein! Comme si c’était facile d’avoir un surdoué… Sans doute que l’apprentissage jusqu’à l’entrée au CP est basée sur le rythme de l’enfant mais après, avec l’école, on l’oublie très vite. c’est marche ou crève, tu rentres dans les cases ou non…
  • la notion de bonne mère: aux US, il faut être une mère stressée pour se dire bonne mère. Gloups! En France, notre leitmotiv serait « la mère parfaite n’existe pas ». « Une bonne mère est une mère zen, qui prend aussi du temps pour elle et qui reste une femme à part entière. » Là, je suis d’accord! Tout est question d’équilibre (cf plus haut sur la notion d’enfant roi). C’est d’ailleurs sa conclusion: les mères françaises sont plus équilibrées, concernées mais pas obsédées.

Les commentaires en bas de l’article sont assassins, je vous en cite 3 : « C’est clairement un ramassis de clichés d’une France idéale fantasmée par une américaine. », « Comme si l ‘éducation était homogène au sein d’un pays. Marre des généralisations a la con! », j’apprécie énormément celui-ci qui est valable pour tout sujet: « la caricature et la science des ignorants ».

Pour ne pas totalement casser, cela soulève la question suivante: l’interview est-elle maladroite ou le livre, que je n’ai pas lu, n’est-il réellement qu’une vision personnelle avec ses incohérences?

Couverture du livre de Pamela Druckerman

Couverture du livre de Pamela Druckerman

Envie de lire le livre? Je cherche pour trouver des réponses des témoignages de lectrices mais aussi des américaines qui pourraient donner leur point de vue. working-mum (at) live.fr, j’attends vos avis, en commentaire ou si vous êtes inspirée, par email, je publierais ensuite! A votre plume!

Aller à la piscine avec bébé et le découvrir bébé nageur!

Le 16 janvier 2013, 04:17 dans Maternité 0

Une des conséquences d’un passage de cyclone comme Dumile en début de mois, est que tu ne peux pas te baigner dans la mer (lagon inclus). En effet, avec les inondations, les fortes pluies, une grande masse de déchets, visibles et invisibles, ont été déversés dans la mer. Malgré que ça n’ait pas été affiché nul part dans les 48 heures qui ont suivi, ni sur la plage, ni sur le site internet de la mairie (pas bien, pas bien), il faut en effet attendre que des tests bactériens soient effectués.

Seuls les touristes et les non avertis par ceux ayant déjà connu un cyclone et cette interdiction profitent ainsi de la plage et du lagon sous un soleil de plomb. Tu es tentée de braver l’interdit car il fait vraiment très, très chaud… Et avec bébé c’est infernal. Le parc même à l’ombre te donne l’impression d’être au sauna.

Alors, le comble d’habiter à 500 mètres d’un lagon turquoise est d’aller à la piscine municipale! Tu fais un stop au magasin de sport pour acheter des bonnets de bain obligatoires. Surprise, le rayon est dévalisé! Heureusement, il m’en reste assez pour les copines et moi. Je redoute tout de même la foule à la piscine…

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La piscine, le lieu idéal pour de nouvelles découvertes de bébé

Étape de la préparation du sac

Plus compliqué qu’un sac de plage car tu prévois de quoi te laver après: gel douche, peigne, déo…. Cette étape m’a un peu stressée et pourtant je suis la grande habituée des sacs!! Va savoir pourquoi… Ne pas oublier la couche propre pour bébé, un sac en plastique pour la sale, un sac en plastique pour les affaires mouillées… Rien de bien sorcier en réalité, sans doute que c’était ma première fois donc… Mais je stresse pour rien en fait, je réalise!!

piscine-front-de-mer-saint-paul

Un comble, une piscine sur la plage!

Étape arrivée à la piscine et déshabillage

Je n’ai jamais aimé les vestiaires, les douches: c’est grand, ça raisonne, ça glisse… La piscine du front de mer de Saint Paul est pourtant de taille humaine mais ça impressionne bébé. Elle commence à pleurer et du coup… ça raisonne. Youpi. Je fais au plus vite pour limiter la tension nerveuse qui monte et lui montrer que ça va être super sympa (on y croit, surtout moi!!). Je comprends que ça puisse être impressionnant pour elle, c’est aussi sa première fois! J’avais déjà enfilé mon maillot de bain à la maison, j’avais prévu une robe, vite mise vite enlevée. Bébé à peine habillée, lycra et maillot de bain, que nous sortons voir ce que c’est, une piscine sous les tropiques.

3 bassins pour la piscine de Saint Paul

La piscine du front de mer de Saint Paul et ses 3 bassins

Il y a 3 bassins: un pour nager, un pour patauger où bébé a tout le temps pieds et un bassin dit d’initiation qui est en pente douce: de 50 cm à 1,50 mètre. Tout est super propre malgré que la piscine soit à l’extérieur. On entend la mer qui est juste de l’autre côté du mur, un peu rageant de ne pas la voir!

On commence par la pataugeoire, bébé adore de suite. C’est différent de l’océan auquel elle est habituée pour y nager très régulièrement depuis ses 9 mois!! L’eau n’est pas chlorée, c’est un régal. Bébé nage. Oui, elle nage: elle ne touche pas le sol et bat des jambes. Bien sûr c’est grâce aux brassards qu’elle ne coule pas mais trouve déjà cela génial. Régulièrement elle se remet debout dans l’eau puis reprend son élan pour nager.

Et dans le bassin d’initiation ça se passe comment? Elle descend les marches doucement puis sent qu’elle n’a plus pieds et là… C’est le moment qu’elle adore!! J’avais déjà remarqué ça dans le lagon. Je l’aide pour revenir sur les marches et hop, elle se lance à nouveau.

Le mieux est à venir: bébé sur met sur le bord puis, « un, deux, trois » (c’est maman qui compte).  Hop, bébé saute dans l’eau!! Hé oui, ma fille est un vrai bébé nageur!! C’est parti pour sauter ou plonger (toujours tête hors de l’eau) x 1 000 000 000.

Bébé fait ensuite des allers-retours entre la pataugeoire et le bassin d’initiation où je reste. J’ai confiance en ses capacités. Tout se passe super bien.

11H passés, il est temps de rentrer. J’informe bébé qui comprend et sort de l’eau sans une seule crise, un seul mécontentement. J’avoue que ça fait plaisir. Énormément.

Je préfère les brassards plutôt que tenir bébé

Étape rhabillage et départ

La douche est une épreuve, le jet d’eau est trop fort pour bébé alors je n’insiste pas mais du coup, je n’ai pas le temps de me laver! Retour dans les vestiaire. Elle re-pleure: confinée dans la cabine pour se rhabiller, elle n’est guère enchantée. Heureusement, tétine et doudou sont dans le sac! On se rhabille vite fait (vive les robes). Je déteste la sensation des fringues sur la peau mouillée!!

Bébé s’endort sur le retour en voiture, crevée. Au final, elle n’a pas eu une minute entre deux plongeons.

Conclusion

Je me dis que j’ai une future championne de natation à la maison! Moi qui ne suis pas plus à l’aise que cela dans l’eau, je n’ai jamais compris que l’on puisse aimer nager des heures et des heures. Puis, j’ai ensuite comparé au footing que je pratique. Je pense qu’on dépasse un stade: une fois qu’on a le souffle et la technique puis l’habitude, on prend du plaisir dans cet effort.

A 13 mois, elle a eu pourtant une phase « peur de l’eau », c’est le mouvement de la mer qu’elle n’aimait point. Je ne l’ai point forcée, souvent prise dans les bras pour la rafraichir… Puis s’est revenu, ouf! Et même si elle a déjà bu la tasse depuis, sa peur n’est pas revenue. D’ailleurs, je l’ai bien aperçu ce jour là, ce réflexe natatoire, quand bébé ferme la bouche et bloque sa respiration… Tous les bébés l’ont donc cela rassure le temps de récupérer bébé du royaume des poissons!!

Une semaine plus tard, l’autorisation de baignade dans le lagon était là. Bien plus pratique pour moi: pas de voiture à prendre, douche à la maison mais je retournerais à la piscine. 1,50 euros pour nous 2 seulement. Bébé appréhende l’eau dans différents milieux, la piscine lui permet de faire des sauts depuis le rebords, la mer lui permet de faire des châteaux de sable et d’appréhender les vagues (très peu existantes dans le lagon)

Comment aller à la piscine du front de mer de Saint Paul:
Piscine du Front de Mer – Boulevard du Front de Mer – 97460 Saint Paul – Tél : 0262 45 80 47 – Bien vérifier les horaires qui changent si périodes scolaires/non scolaires, ici pas de nocturne…

Mon congés parental, mon choix: touches-y pas!

Le 14 janvier 2013, 08:00 dans Maternité 0

Favoriser l’égalité Homme-Femme, elle est bien bonne celle là? C’est pour ça que tu veux réformer le congés parental (réforme en discussion à partir de mars 2013)? Et la grossesse, tu vas la déléguer à l’Homme aussi? Dis plutôt que ta motivation est financière: c’est parce que le coût de ce congés est de 2 milliards d’euros que tu veux y toucher!

Comment peut-on oser dire « favoriser » alors que la réforme IMPOSERAIT à l’homme de prendre également ce congés? C’est comme parler d’intégration alors qu’on met des quotas handicapés à l’embauche!

Je trouve qu’il y a des sujets beaucoup plus importants actuellement pour traiter ce type de dossier. Certes, la situation n’est sans doute pas parfaite: oui, les femmes ont des difficultés à retrouver un emploi après cette longue période dite inactive, et le chômeur de longue durée aussi non? Et comme justifie-t-il cela lui? La situation n’est pas parfaite mais elle pourrait être pire: elle me permet aujourd’hui de garder ma fille, de l’élever jusqu’à son entrée en maternelle (ou presque, il restera 3 mois casses-tête) et de retrouver mon emploi derrière. Mon emploi qui a été occupé entre temps. Donc 2 milliards d’euros de coûts oui mais combien de taux de chômage en moins et d’alloc à verser? Tu veux regarder le verre à moitié plein ou à moitié vide?

J’ai fait un choix d’éducation, un choix de famille, un choix financier, un choix pour moi. Oui pour moi, pas seulement pour ma fille. L’éduquer c’est me retrouver: donner de la valeur à ce que je sais, à ce que je lui transmets. Tu veux que quelqu’un le fasse à ma place? Pas de problème, dis moi où et qui? Car en crèche, c’est la galère de place, les assistantes maternelles sont prises d’assaut également… Tu veux peut-être m’inciter à devenir assistante maternelle? N’est-ce pas m’imposer un travail ça aussi sous prétexte d’égalité?!Est-ce le seul non-choix que tu me laisses si je veux garder ma fille 3 ans?

On m’a donné le choix de la durée pour ce congés. Et jusqu’au bout j’ai hésité: 3 ans ça fait long. J’ai pris 6 mois au départ, non 6 mois c’est trop court, j’avais envie de participer encore à toutes les découvertes de bébé. Puis, c’est vrai qu’à 15 mois j’ai remarqué que bébé avait besoin de diversifier ses activités alors je l’ai mis 2 matinées par semaines en crèche. Le pied. J’ai retrouvé du temps pour moi et t’as vu, je fais aussi fonctionner l’économie. Nous avons d’autres projets qui ont pour conséquences que ce congés de 3 ans a finalement été pris et j’en suis ravie sinon oui, il est probable que j’aurais demandé une place à temps complet… Enfin je crois… Le mi-temps me botte bien aussi, histoire de bien concilier vie de famille et de ramener des sous (un peu seulement mais c’est un choix) J’avais ce choix de la durée, de faire comme je sentais en fonction de ma fille aussi et de son développement. Pourquoi m’imposer moins alors? Cela ne garantit rien de mieux après: tu resteras maman avec les appels de la crèche quand bébé sera malade, tu devras partir à des heures fixes raisonnables pour aller chercher bébé… Et tu veux parler d’égalité Homme-Femme? Regarde plus loin alors!!

Une loi sur le droit des femmes et un Ministère des droits des femmes… En 2013? J’ai peut-être des œillères mais même en tant que femme, je préfère que l’on traite économie, chômage… Mon droit, je le fais savoir dans mon quotidien, tous les jours. Des inégalités j’en subis, comme tout le monde: les préjugés n’est pas qu’une question de sexe!

98% qui bénéficient du congés parental sont des femmes, peut-on parler d’instinct maternel tout simplement? Mon homme adore sa fille mais non, il ne peut pas faire ce que je fais. Il reconnait mon travail. Pas celui qui me permet de ramener de l’argent, celui qui nous permet de donner de bonnes bases (on y croit) à notre fille, les meilleures armes pour affronter la vie et ce monde pourri.

L’UNAF (associations familiales) est également contre cette réforme:

« Ce serait une erreur monumentale de réduire la durée du congé. Quelle solution de garde proposerait-on en contrepartie, alors qu’il manque déjà 350.000 places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans ? », interroge le président de l’Unaf, François Fondard.

Je suis peut-être de mauvaise foi mais je vois en résumé:

  • des professionnels contre
  • des mamans ou papas qui choisissent librement de le prendre ou non ce congés parental et sur quelle modalité
  • un manque de places en crèches actuel qui ne permet pas d’accueillir plus d’enfants

Et toi, qu’en dis-tu? Je t’assures je sais écouter les avis divergents :-) Mais si jamais tu es contre, tu peux toujours t’intéresser au mouvement qui se créée sur Facebook et signer la pétition!

Des bloggeurs se mobilisent contre lé réforme à venir du congés parental

Des bloggeurs se mobilisent contre lé réforme à venir du congés parental

D’autres témoignages de bloggeuses sont à découvrir (liens mis à jour régulièrement) ou si tu n’as pas de blog et souhaite témoigner, tu peux m’envoyer un mail :-) pour ou contre la réforme d’ailleurs: working-mum (at) live.fr

On a toutes suivi la mobilisation d’Adventure mom: Maman Poussinou, Mère pas parfaite, Supamam, Malise, Baby storming, Julie chroniqueuse, Maman elfe et son étoile, Kikekoidonc, Maman trouvetou, Jules et moa, Maman déménage, Mam’zelle A, Maman café addict, Encore un blog de mère, Nioukidsontheblog, lespetitsdiables, Graine de cailloux, A la mère si, le journal d’une maman psychomotricienne, Epicétout

Pour en savoir plus sur la réforme
En Mars 2013, un projet de loi va être déposé par le gouvernement concernant le Congé parental d’éducation.
Actuellement, il est possible de mettre entre parenthèse sa carrière jusqu’au 3e anniversaire de l’enfant.

  • Pour le premier enfant, les 6 premiers mois sont rémunérés.
  • Pour le second, la personne du couple qui prend le CP aura 566e par mois jusqu’au 3e anniversaire.
  • Pour le 3e enfant, le parent a le choix entre prendre une année mieux rémunérée, aux alentours de 800e/mois, où prendre les 3ans.

Dans ces trois cas de figure, il y a le choix, entre le père, la mère, et le temps que l’on décide de prendre.
Le parent reste libre de son choix de A à Z.

Actuellement, le gouvernement travaille sur ce projet de loi. La présentation, se fera courant 2e trimestre 2013.

Deux dossiers seront présentés : famille et petite enfance.

Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits de la femme travaille sur le dossier famille et souhaite faire une mise en avant de l’égalité homme/femme, par une réforme du CP.

Pour ce faire, aucune association n’a été invitée à la concertation malgré leur demande (UNAF, Union Nationale des Associations Familiales par exemple). Sujet concernant pourtant les familles, ils en sont les portes paroles.

Ce projet est fait en liaison directe avec les partenaires sociaux, et patronats. Nous savons toutes et tous, l’intérêt direct pour les patrons de voir cette loi passer (les femmes ne partiront plus trois ans mais un an!) et pour les syndicats,  cela reste aussi un avantage puisqu’ils ne regardent que le côté égalitaire et carriériste de la chose. Il va également être mis en avant une lutte contre la précarité. Point positif si ce n’est qu’ils envisagent de taxer les patrons qui accorderont des temps partiels.

Dominique Berinotti quant à elle travaille sur le service public de la petite enfance. Elle envisage de créer 400 000 places de garde (crèche essentiellement) qui aura un cout d’environ 10 milliards d’euros, à ce jour,  ils ne savent pas encore où trouver ces fonds.

En résumé, le congé parental se verrait transformer de cette façon :

  • congé maternité qui passerait de 16semaines à 18semaines (ce qui existait déjà pour les mamans qui allaitaient, mais cela avait été supprimé à cause du cout pour la sécurité sociale)
  • congé parental réduit à une année, jusqu’au un an de l’enfant
  • les personnes le prenant seront payés à 60% de leur salaire brut. Si ton salaire brut est de 1000, tu toucheras 600 euros, avec un plafond entre 1 500 euros brut, et 1 800 euros.
  • une partie d’environ trois mois à prendre obligatoirement par le papa sinon ces trois mois se verront perdu, et de ce fait la maman devra reprendre aux 7è mois de l’enfant.

Pour finir:

Ce projet concerne donc tous les parents : mère, père, actifs à temps plein, à temps partiel, en congé parental…

Une réforme oui, mais pas au dépend de la liberté individuelle de chacun.

Seul 30% des parents souhaitent reprendre le travail après un enfant, mais ne le peuvent pas car le mode de garde n’est pas adapté à leur souhait.

Dans ce cas là, ce n’est pas le congé parental qui est forcément à revoir dans la durée, mais :

  • les possibilités de faire garder son enfant quand on souhaite retourner travailler.
  • le montant mensuel ré évalué pour ceux qui choisissent de ne prendre qu’un an (comme le COLCA actuel, mais des le 2e enfant)
  • la précarité de l’emploi et ce bien avant d’attendre un enfant. Il est reconnu qu’une femme en précarité avant de devenir mère le sera aussi après.
  • inclure les papas et les mobiliser à rester plus à la maison mais sans l’imposer, laisser le choix au couple.

Sources : 20minutes, chômage-emploi.com, Les Echos, Europe 1… et magnifique synthèse finale d’Aventure mom

Précisons: le « tu » ne vise personne, je l’ai juste utilisé car c’était pour moi un débat mental…

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